South St. Seaport : la mémoire du Manhattan maritime

Le South Street Seaport est aujourd’hui le quai de New York le plus visité par les touristes. Il est classé monument historique et censé représenter ce qu’était l’activité portuaire de Manhattan d’autrefois, avec ses quais et docks auxquels appontaient les navires marchands.

southside seaport NYC 9019 South St. Seaport : la mémoire du Manhattan maritime

Juste dans les années 1970, le pourtour de Manhattan était hérissé de nombreux pontons qui avançaient vers la mer pour accueillir les bateaux qui venaient s’y arrimer pour charger et décharger leur cargaison. Ces pontons, souvent réalisés en bois, ont progressivement disparu ensuite, transformés en hangars de stockage, terrains de tennis ou de practices de golf, boîtes de nuit, ou simplement abandonnés aux flôts et voués à la ruine puis à la disparition (on peut encore voir quelques unes de ces ruines au sud de Riverside Park).

L’activité portuaire de Manhattan a commencé dès 1640, avec la création d’un dock à l’extrémité sud-est de la presqu’île, permettant l’appontage de bateaux, notamment ceux qui faisaient la navette avec la communauté de colons qui s’était installé de l’autre coté de l’East River, dans ce qui deviendra Brooklyn plus tard. La ville ne s’étendait alors pas au delà de Wall Street. Lire la suite

Livre : Sempé à New York

Sempé s’est rendu pour la première fois à New York en 1965, et il a tout de suite été séduit. L’énergie de la ville, la rue, les gens… Tout lui a plu. Même l’air de New York qu’il a trouvé plus pur que celui de Paris ! Et la couleur, qu’il a trouvé omniprésente.

sempe a nyc 1 Livre : Sempé à New York

Ce premier voyage ne l’a pas pour autant fait dessiner New York tout de suite (il rapporte l’anecdote d’avoir terminé son célèbre album « Monsieur Lambert » en griffonnant sur un papier posé sur sa valise à New York – cet album est pourtant très « parisien »).

C’est sa première publication dans le New Yorker en 1978 (voir notre article sur le New Yorker ici) qui le fera revenir et dessiner, avec sa vision très particulière, les rues, et surtout les gens, de la ville qui ne dort jamais. Le New Yorker publie chaque semaine un dessin d’humour en couverture (et d’autres plus petits en illustration d’articles). Lire la suite