Pensez à laisser un commentaire, une surprise vous attend !
C’est une des attractions touristiques les plus connues de New York : les calèches qui proposent une petite promenade dans Central Park. Un classsique et une tradition, qu’on retrouve immortalisée dans nombre de films comme le Manhattan de Woody Allen (cf. images extraite du film ci-dessous).
Les calèches, c’est charmant et très romatique, mais il ne faut pas se voiler la face : ce n’est sûrement pas une partie de plaisir pour les chevaux. En tous cas, c’est ce que pensent les associations de défense des animaux qui depuis des années militent pour la disparition des calèches.
Leurs reproches : de supposés mauvais traitement infligés aux chevaux, des durées de travail quotidiennes qui dépassent parfois les 10 heures, les accidents de la circulation dont il sont parfois victimes (5 en moyenne par an), et l’absence d’endroit dans Manhattan pour les mettre dignement en pature et les laisser courir en liberté quelques heures de temps en temps.
Les prix de l’immobilier dans Manhattan rendent bien peu probable la disponibilité d’un terrain dédié aux chevaux, et de fait, ceux-ci passent leur temps de repos dans des écuries souterraines, comme celles situées dans le Parc Clinton, au nord ouest de Manhattan.
Mais l’enjeu est aussi économique. On compte près de 70 calèches officiellement répertoriées à New York, tirées par plus de 200 chevaux qui se relaient par paires.
Si on compte que la promenade de 20 minutes rapporte en moyenne 50 dollars, et que chaque calèche assure au moins 10 promenades par jour, chaque équipage procure près de 50 000 dollars par an, et fait vivre presque 300 cochers…
Sous la pression des activistes, soutenus par quelques célébrités comme Calvin Klein et Pamela Anderson, le conseil municipal de la ville a imposé un réglement plus restrictif vis à vis des conditions d’exploitation des chevaux et apporté quelques garanties concernant leurs conditions de vie. Mais pas encore une interdiction totale des calèches.
Celle-ci semble pourtant inéluctbale à moyen terme, pour plusieurs raisons. D’abord parce que, majoritairement, les newyorkais souhaitent la disparition des calèches, mais aussi à cause de la pression exercée sur les politiques par les associations de défense des animaux.
Des calèches en sursis, donc, et déjà sérieusement concurrencées par les vélo-calèches propulsées par des mollets tout ce qu’il y a de plus humain…


